------------------------------------------ Qui suis je ? Mon travail et mes motivations ------------------------------------------

 

    Je suis graphiste de formation. J'ai fait mes études à l'ESRA Nice, une école divisée en 3 sections : Cinéma, Infographie et son. Ayant échoué au concours de dessin d'entrée de l'école, mais ayant prouvé mes qualités et mon envie dans le domaine de l'infographie mais aussi mon intérêt pour le cinéma traditionnel je fus néanmoins accepté en section cinéma avec la possibilité de suivre les cours dispensés aux étudiants de la section Supinfograh (Infographie) pendant la première année. Partant de là j'ai très vite tissé des liens avec les étudiants des autres sections de l'école et en particulier avec ceux de la section cinéma avec qui je collaborais plus tard une fois passé en section Supinfograh, lors de ma deuxième et troisième année.

    Le fruit de mes différentes collaborations est visible dans la section infographie de ce site.

    Si l'infographie est un art qui vient à prédominer pour ne pas dire à cannibaliser l'univers médiatique il ne représente en réalité que la surface des choses, le paquet cadeau qui sert à mettre en évidence la surprise. Hors malheureusement, aujourd'hui, il semble que beaucoup de l'imagerie de synthèse devienne le cadeau, que la surface soit la surprise et qu'une fois le cadeau ouvert... il ne reste plus grand-chose. C'est pourquoi si l'art numérique m'émerveille à chaque fois, il ne me fait pas oublier que pour se justifier il doit avoir une raison d'être autre que son existence propre. C'est pourquoi je m'attache à ce que chaque fois qu'il paraît, il se justifie pleinement et aille droit au but, qu'il serve un discours, un propos, une idée, mais jamais qu'il soit et serve de cache misère d'une industrie au service de sa propre existence.

    C'est la raison aussi pourquoi je m'intéresse à beaucoup d'autres sujets que l'infographie et le divertissement.

    Étant jeune, à la question : "Qu'est ce que vous voulez faire plus tard", j'avais tendance à répondre volcanologue. Quel chemin entre volcanologie et infographie me direz vous... en fait pas tellement, de mon point de vue. Les volcans sont parmi les manifestations les plus grandioses, les plus fortes visuellement et émotionnellement parlant de la terre. La science et la réalité du monde dans lequel nous vivons et qui fonde notre existence présente par un ensemble de loi, régissant notre évolution depuis des millénaires, m'étonne à chaque fois. J'étais passionné en regardant les émissions présentées par Haroun Tazieff ou par le couple Katia et Maurice Kraft. Ce qui m'a détourné de cette voie, c'est sûrement le peu d'apport en finalité pratique et concret de ce travail. C'est aussi cet éloignement du terrain, de la nature, par des travaux et analyses en bureau et laboratoires qui m'ont vite désintéressé de ces études, tout en conservant intact ma passion pour la volcanologie ou pour n'importe quel phénomène naturel et scientifique d'envergure.

    Je suis donc resté à la surface en m'orientant justement dans ce domaine qui me permettait de recréer ce semblant visuel de grandeur et d'émotion qui interpelle l'imaginaire qui nous habite. Mais dans cette même voie de la compréhension du monde, la compréhension de ce que nous sommes, de la façon dont notre monde tourne, des problèmes de sociétés et sociaux qui en découlent, sont autant de sujets de tout premier plan. Ils expliquent l'existence des médias et leur nécessité aujourd'hui à la fois d'informer, de communiquer mais aussi de divertir. Ainsi les luttes qui sont menées chaque jour par ceux qui, poussé à bout, n'ont plus que ces seuls moyens pour se faire entendre, m'interpellent.

    J'aime la photo de reportage pour cette capacité à capturer l'instant magique, celui ou tout est réuni pour révéler la réalité d'une situation.

    J'aime le documentaire pour sa volonté d'analyse, d'explication et d'argumentation de sujets qui au final renvoient toujours à ce que nous sommes.

    Parce qu'ils sont à la fois les frères jumeau du divertissement médiatique sur la forme, mais leurs stricts opposés dans le fond et dans l'engagement de leurs réalisateurs.

    Entre le rêve devant l'illusion et le cauchemar devant la réalité brute, il y a ceux qui rendent possibles leurs diffusions et leurs compréhensions. Je suis, ou plutôt j’aimerais être de cet entre-deux sachant que c’est par l'apprivoisement de ces deux oppositions que l'on avance. La surface sans fond n'a pas d'intérêt, et s'il capte les yeux au premier abord, il n’apporte rien et au final provoque du désintérêt. Au contraire le fond a tout à nous apporter et à nous enrichir, mais l'acceptation par le spectateur de ce message parfois trés violent, le rend impossible à transmettre. Celui-ci est tout simplement rejeté parce que le spectateur n'est pas prêt à se remettre en question. De ces deux extrêmes, entre futilité et gravité, existe une fine frontière. C'est elle qui guide mes choix et mon travail. Comme un pécheur, entre le juteux asticot qui attirera le poisson et la cruelle réalité de l'hameçon qui se cache en dessous. Je suis de ceux qui relâcheront le poisson en espérant qu'il aura appris de son expérience, et que la prochaine fois, peut être, il ne mordra plus à l'hameçon...

    Cette ambivalence se formule souvent sous une question que l'on entend fréquemment posée aux réalisateurs, documentaristes, photographes mais aussi à tout les artistes quelques soit leurs médiums et engagés de façon militante dans leur travail : " Pensez vous que votre travail peut changer les spectateurs, l'opinion... le monde ?". Certains répondront que "Oui", d'autres que "Non" d'autres seront sans opinion parce qu'ils font simplement ce qu'ils pensent être juste en fonction de leurs capacités et de la "chance" qu'ils ont de pouvoir s'exprimer devant un auditoire, espérant sans trop y croire. La réponse est à la fois Oui et Non.

    OUI, parce que c'est une pierre de plus qui permet à des hommes et à des femmes de savoir. Oui parce qu'aussi d'une certaine façon c'est la preuve que l'on ne pourra pas dire : "on ne savait pas". Oui enfin, parce que si le travail que l'on effectue est suffisamment fort alors on peut donner l'envie et l'énergie nécessaires à certain de se grandir, de se construire et éventuellement ensuite de devenir ces acteurs futurs de la transformation du monde.

    NON, parce que la société est en parfaite inertie. C’est comme fendre un océan avec une épée, l'océan ne bouge pas mais l'épée est aussitôt recouverte. Croire que sitôt un film, un documentaire, une photo sortie cela changera tel un tour de magie la conscience populaire et citoyenne, est une pure illusion. D'ailleurs la réussite d'un projet n'est bien souvent que la preuve que le message existe déjà chez les spectateurs, et que ceux ci ne demandent qu'à être confirmé dans leur croyance. La réussite s'explique ainsi non pas parce qu'il est le cheval qui tire les spectateurs, mais bien souvent parce qu'il est la charrue que les spectateurs veulent bien mettre en évidence. Sans pour autant, et c'est un comble, que cela change en quoi que ce soit nos choix d'existences et de relations à autrui.

    Au final, mon rôle si tant est que nous en ayons un, est de croire et de perpétuer cette espoir que demain sera meilleur, mais aussi de ne pas faire oublier que c'est d'abord en apprenant du passé et du présent que l'on construit le futur. Que c'est d'abord en apprenant de la réalité que le rêve peut se concrétiser, et que l'existence du second n'a lieu d'être que parce qu'il y a un premier à dépasser.

 

------------------------------------------ Expériences professionnels ------------------------------------------

 

2002 à 2004 - Créations de Packshots Pub, de Génériques, et d'effets pour des tournages de films de fin d'année ESRA.

 

2002 à 2005 - Créations d'effets 3D pour la société "Le phare productions" à la Victorine à Nice.

 

2004 - Participation et création d'un Générique pour la série pilote "Pauline et Arthur" réalisée par Ingrid Duprat, et produite par Isabelle Digard.

 

2005- Création de Design(s) de montres, et de mise en page 2D pour le compte de la société POLARIS Communications.

 

2006 - GI's Joke reçoit le prix du film d'animation au Festival du court métrage à Lille

2006 - Redaction d'une rubrique "Critique des médias" dans un journal local "Le patriote"

2007 - Creation en partenariat avec un ami de la société "MEDIARTDESIGN"

2007 - Création de notre premier clip vidéo dans le cadre de la société "MEDIARTDESIGN" pour un jeune musicien et chanteur britannique, Mr Charlie WINSTON

 

------------------------------------------ Formations ------------------------------------------

 

1999 - Formation scientifique avec spécialisation dans les sciences de la terre : Obtention du Bac Scientifique.

 

1999 à 2000 - Année en DEUG, spécialisation : "Science de la vie et de la terre" à la faculté des Sciences de Valrose à Nice.

 

2000 à 2003 - Etude à l'Ecole Supérieur de Réalisation Audiovisuelle (ESRA) Cote d'Azur.

      - 1ére année dans la section Cinéma avec tournage 16mm

                - Directeur de la photographie pour le film "Au fond du puit"

      - 2ème et 3ème année dans la section Supinfograph avec apprentissage de Maya, Fusion et Combustion.

                - Co-Réalisation en deuxième année du film d'animation "Trombstone"

                - Réalisation en troisième année du film d'animation "Infini"